La boîte à idées - Le blog de Jean Chambard

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L'atelier du bricoleur


Machine à expresso : buse à café bouchée


 

 

Paris, le 12 janvier 2019

 

Ma machine à café, une Jura Impressa F55 Classic, donne aujourd'hui quelques signes d'inquiétude. Alors qu'elle avait été jusque là d'une régularité digne d'un métronome suisse. Il faut dire que Jura, ça vient d'Helvétie. Son symptôme : une des deux buses à café est bouchée et ne laisse passer qu'un petit filet de café.

 

Notez bien qu'il s'agit là d'un cas très différent de celui où plus rien ne coule. Là, c'est plus grave. La machine est soit bouchée par le tartre, soit la pompe à eau est hors-service. Il vaut mieux dans ce cas tenter un détartrage de la denière chance avant d'aller consulter le SAV.

 

Dans mon cas, il semble que ce soit juste une des buses de sortie qui sot encombrée. Entendons-nous bien, je parle d'une des 2 buses à café, et non de la buse à faire le cappuccino, située à droite sur ma machine.

 

 



 

J'ai immédiatement forcé le rinçage des buses ; mais cela n'a rien donné.

 

J'ai envisagé le détartrage : mais en consultant la documentation, je me suis aperçu que cela ne concernant que le mécanisme interne de la machine et que l'eau était ensuite évacuée via la buse à cappuccino. En aucun cas un détartrage n'aurait donc pu déboucher la buse à café. De plus, j'ai une cartouche filtrante Claris Blue qui élimine le tartre, donc il y avait peu de chance que ce soit dû au calcaire.

 

Restait le nettoyage. C'est un entretien qui est normalement fait pour éliminer toutes les impuretés qui se trouvent dans les circuits, et notamment dans les buses. J'ai donc lancé le processus, confiant dans son résultat. Las ! La situation n'a fait qu'empiré : la buse qui laissait passer un petit filet d'eau ne laisse désormais plus rien passer. Il semblerait que l'impureté s'est déplacée et obstrue maintenant toute la buse.

 

Rinçage, détartrage, nettoyage, j'avais épuisé les procédures du parfait petit jurassien. J'ai donc en désespoir de cause jeté un oeil aux forums mais là encore pas de miracle. Et puis je suis tombé sur un truc intéressant. 

 

Il suffit de positionner le flexible de la pompe à vélo sur la buse qui ne coule pas et de souffler plusieurs fois afin que l'air expulsé débouche la buse. Inutile de démonter quoi que ce soit, mais il vaut mieux être deux pour cette opération. Il faut en effet maintenir le flexible de la pompte à vélo contre la bus, et cela nécessite au moins une main, et pomper en même temps, ce qui nécessite aussi deux mains.

 

La pression de l'air générée par la pompe à vélo permet de chasser les impuretés qui obstruent la buse ! Simple mais il fallait y penser. Et je ne doute pas que ce petit truc puisse marcher pour de nombreux modèles, autres que les Jura. Car ma pompe à vélo n'est pas de la marque Jura voyez-vous...

Clin d'œil

 

Voilà, il ne me restait plus qu'à relancer un nettoyage complet pour que ma buse retrouve tout son allant.

 

 

Allez, à la votre, moi je fais me refaire un petit kawa.

 

 


12/01/2019
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Comment retirer une tige de montre

 

Si vous avez une montre à quartz (et je ne peux que vous féliciter de votre choix), vous savez que tous les 2 ans, il vous faut changer la pile bouton de votre précieux instrument. Pendant longtemps, j'ai fait confiance à mon horloger, avant de passer chez Montre Servie, le spécialiste de ce genre d'opération. Sauf qu'en comparant le prix des piles boutons (à peine quelques euros pour plusieurs piles) et les prix pratiqués par Montre Service (15 fois plus cher quand même), je me suis vite aperçu que je me faisais voler.

 

J'ai donc acheté un outil pour démonter ma montre à fond vissé (je vous recommande quelques sites dans un de mes articles sur les bracelets) et mes propres piles. ROI assuré en 2 ans avec les montres de toute la famille. Mais sur la montre de mon fils, le changement de pile s'est avéré plus compliqué. Car pour y accéder, il fallait retirer le mouvement (le mécanisme de la montre en gros) du boitier. Sauf que pour retirer le mouvement, il faut retirer la tige de remontoir... Chose en fait très simple si on sait comment s'y prendre.

 

La tige de remontoir

La tige de remontoir est une tige qui relie la couronne d'une montre à son mécanisme. Sa fonction première était de permettre de remonter la montre (sinon elle s'arrêtait). Elle sert surtout de nos jours à régler l'heure ou à la date, les montres étant soit équipées de piles boutons, soit à remontage automatique

 

Pour retirer une tige, il faut bien sûr pouvoir ouvrir la montre grâce à l'outil adéquat, mais aussi :

  • être équipé d'un outil chasse-goupille avec une pointe de 0,8 mm. On en trouve chez Esprit Nato par exemple.

  • avoir de bon yeux

 

Je vous donne ici la manipulation à faire pour une montre à quartz, mais elle vaut aussi à quelques détails prêts pour une montre automatique. Vous pouvez vous référer au petit tutoriel Youtube en fin d'article.

 

Ouvrez le fond de votre montre. Cela doit ressembler à quelque chose comme cela.

 

 

Situé à proximité de la tige de remontoir, vous devez repérer un petit trou signalé par une flèche. Oui, c'est à cette étape qu'il faut avoir de bons yeux. Sur la photo ci-dessus, on la distingue bien. La pile est à "midi", à moitié cachée par la languette blanche. La tige de remontoir est à 9H, en dehors du cadre. On aperçoit vers 10H00 un trou et une flèche qui pointe vers ce trou.

 

Si vous ne la voyez pas, regarder cet agrandissement.

 

 

 

Maintenant, il suffit d'insérer le chasse-goupille dans ce trou (c'est tout petit), d'appuyer fermement et de tirer sur la tige de remontoir en même temps. La tige doit venir toute seule. Attention, si votre montre est étanche, il se peut que votre tige soit vissée. Il faut donc au préalable dévisser le bouton de la tige avant de tirer dessus (mais comme vous le faites pour régler la date ou l'heure de votre montre).

 

Pour remettre la tige, il suffit de procéder de la manière inverse. Exercez, toujours avec le chasse-goupille, une pression et insérez la tige dans son logement.

 

Vous voyez, c'est vraiment simple...

 

Le tutoriel Youtube

Il en existe plein, mais c'est celui-là qui m'a tout appris...

 


01/09/2018
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Batteries et Chargeurs


 

Les batteries ! Quelque chose d'encore banale au 20ème siècle mais qui est aujourd'hui devenu indispensable voire vitale ; on les retrouve en effet partout : dans nos véhicules (à moteur thermique ou électrique, que ce soit les voitures, scooter, vélo, trottinette et autre solo-wheel), dans nos téléphones, nos montres, nos objets connectés, dans nos jouets, nos télécommandes, nos claviers et souris d'ordinateurs, nos appareils photos et caméras, dans nos outils électriques portatifs...Bref, les batteries sont aujourd'hui un peu partout. On en trouve aussi dans les drones, ces drôles d'engins volants qui remplaceront bientôt le postier, et dans les répliques d'airsoft, ces répliques d'armes qui permettent aux jeunes de jouer à la guerre sans se tuer. Et pour ce genre d'usage, il est important de disposer d'une importante puissance tout en restant léger.

 

En termes de technologies, nous connaissons tous  :

  • Les batteries au plomb (Pb) que l’on trouve bien sûr dans toutes les automobiles et motos et qu’on utilise aussi en robotique pour sa facilité d’utilisation

  • Les batteries Nickel Cadmium (Ni-Cd) et Nickel Métal Hydrure (Ni-MH) qui équipent nos baladeurs de musique, les voitures radiocommandées, etc.

 

Les technologies NiCd et NiMh souffrent d’un important déchargement quand elles ne sont pas utilisées. Les batteries NiCd perdent typiquement 1% de leur charge par jour tandis que les NiMH perdent de 5 à 20 % de leur charge le premier jour et 1 à 4 % par jour, les jours suivants. C'est leur principal inconvénient. Et c'est pourquoi on a mis au point les batteries au Lithium.

 

Les Batteries au Lithium

L’accumulateur au Lithium est celui qui offre la plus forte énergie spécifique (rapport énergie/masse) et la plus grande densité d’énergie (rapport énergie/volume). C'est donc intéressant quand on veut rester léger (comme pour l'aéromodélisme) et qu'on a peu de place (typiquement les jouets et les répliques d'airsoft). A titre d'exemple, l'astromobile Opportunity, qui a exploré la planète Mars, possédait une batterie au Lithium (au Lithium-Ion pour être précis) rechargeable grâce à ses panneaux solaires.

 

Il existe à ce jour trois grandes catégories de batteries au Lithium : Les Lithium-ion, les Lithium-métal et les Lithium Polymères.

  • Les Lithium-ion ou Li-Ion : le lithium reste à l'état ionique grâce à l'utilisation d'un composé d'insertion tant du côté de l'électrode négative (l'anode, généralement en graphite) que de l'électrode positive (la cathode, en dioxyde de cobalt, manganèse, phosphate de fer).

  • Les Lithium-métal comme les Lithium-Fer (LiFe) ou plus rarement les Lithium-Manganèse (LiMn) : Ce sont des batteries similaires aux batteries Li-Ion mais l'électrode positive (la cathode) est constituée de lithium fer phosphate (LiFePO4)

  • Les Lithium-Polymères ou LiPo : ce sont des accumulateurs qui fonctionnent sur le même principe que les Lithium-ion, mais l'électrolyte (le liquide conducteur dans lequel baigne les électrodes) est un polymère gélifié. On trouve aussi des LiPo High Voltage, qu'on nomme LiHV de manière un peu abusive.

  • NB : on trouve aussi des batteries au Lithium Métal Polymère LMP qui combinent les 2 technologies, des batteries au Lithium-Air, etc. Je vous renvoie sur Wikipédia pour la liste exhaustive des batteries au Lithium.

 

Les batteries LiFe (ou LiMn) :

  • Sont peu polluantes (elle ne contiennent pas de métaux toxiques tels que le cobalt)

  • Sont solides (forme cylindrique classique des piles avec une enveloppe en métal)

  • Sont sécurisés : un accumulateur LiFe ne prend pas feu, n'explose pas, supporte les décharges profondes, voire les surcharges.

  • Ont théoriquement des capacité de charge et de décharge élevés voire très élevés (c'est à dire qu'elles acceptent une charge ou décharge avec un courant important)

  • Acceptent les charges à chaud

  • Ont une durée de vie calendaire élevée (de 4 à 5 ans...)

  • Ont une durée de vie en nombres de cycle de charge très élevée ( supérieur à 1000 ou 2000 cycles selon la qualité de la batterie)

  • Ont une résistance interne qui diminue avec le temps
    mais...

  • Ont une moins bonne densité énergétique que les LiPo : elles sont en effet beaucoup plus lourdes

  • Ont un voltage par cellule plus faible que les LiPo

 

Les batteries LiPo :

  • Ont une enveloppe souple et aussi plus légère  : comme l'électrolyte est sous forme de gel, il ne coule pas, et on peut donc s'affranchir de la lourde enveloppe de métal traditionnelle des piles. Les batteries LiPo sont donc plus légères et peuvent adopter des formes plus variées.

  • Ont une densité énergétique plus élevée que les Li-ion (et ce n'est pas que grâce au gain de poids de l'enveloppe)
    mais...

  • Sont plus chères que les Li-ion.

  • Sont plus complexes à charger : la charge est soumise à des règles strictes sous peine de risque d'inflammation.

  • Ont une durée de vie en termes de cycles de charge moins élevée que celle des LiFe (de 100 à 200 cycles en moins en général)

  • Sont moins sures que les Li-ion (moins résistantes à la surcharge et aux fuites d'électrolytes) : chaque élément composant la batterie (un élément = une pile) ne doit pas dépasser la tension maximale, sinon la batterie gonfle avec des risques d'incendie voire d'explosion) ni la tension minimale ( environ 2,7 V ), au risque de causer des dommages irréversibles.

 

Dit comme cela, on aurait tendance à privilégier l'usage des LiFe ou des Li-Ions mais de fait, les facteurs poids et volume sont parfois primordiaux. C'est notamment le cas dans le modélisme et l'aéromodélisme. Les batteries LiPo sont alors sans rivales. Et chargées correctement, elles ne présentent aucun danger particulier. Il faut simplement bien savoir les charger. Et c'est tout l'objet de ce billet : bien comprendre à quelle batterie Lithium on a affaire et ainsi bien la charger et bien l'entretenir.

 

Reconnaitre les différentes batteries LiPo

Les batteries LiPo existent sous toutes les formes et avec différentes puissances. Les batteries les plus répandues ressemblent à çà :

 


 

 

 

 

 

Les principaux composants d'une LiPo sont représentés ici, dans une vue éclatée. Vous noterez la présence du connecteur JST/XH blanc, qui permet d'équilibrer la charge de batterie (nous y reviendrons).

 

La principale caractéristique d'un accumulateur LiPo est son voltage. Il est donné par le nombre de cellules (ou pile dit plus simplement) qui sont montés en série dans la batterie. Chaque cellule donne en effet 3,7 V. Une batterie à une cellule aura donc une tension de 3,7V, deux cellules donneront 7,4V, trois cellules 11,1V, et ainsi de suite. Votre appareil électrique étant conçu pour fonctionner sous un certain voltage (par exemple 7,4V), il faut donc choisir la batterie LiPo correspondante (2 cellules pour 7,4V).

 

 

La seconde (par ordre d'importance) caractéristique d'une batterie LiPo est sa capacité, exprimé en mAh (milli Ampère heures) ; Par définition il s'agit de la quantité d'électricité traversant la section d'un conducteur parcouru par un courant d'intensité de 1 ampère pendant 1 heure. Sur notre photo précédente, la batterie a une capacité de 3300 mAh. Elle peut ainsi délivrer au plus 3 300 mA en 1 heure, ou 1 650 mA en 2 heures, etc. La capacité représente donc grosso-modo l'autonomie de votre accumulateur. Une capacité en milli ampères plus élevée (2000, 3600 et ainsi de suite) équivaut à une autonomie plus importante, la consommation de votre appareil électrique étant généralement constante.

 

La troisième caractéristique d'une batterie LiPo est sa capacité de décharge, exprimé en fonction de sa capacité C. Cela correspond au courant que votre batterie est capable de fournir.  Une batterie de 30C (comme ci-dessous) avec une capacité nominale de 1500 mAh aura donc une capacité de décharge de 30 * 1500 mA = 45 Ampères. Plus cette valeur est élevée et plus votre accumulateur sera capable d'accepter de forts courants de décharge sans risquer d'être endommagé (comme par exemple pour les flashs photos). Malheureusement, les mesures de capacités de décharge n'étant pas normalisées, les chiffres annoncés par les fabricants de batteries sont parfois un peu fantaisistes. Il vaut donc mieux calculer large (c'est à dire minorer les chiffres annoncés de 25%) et étalonner vos batteries en fonction de leurs marques respectives et non pas entre marques différentes.

 

Cette capacité de décharge doit naturellement être en adéquation avec votre équipement électrique, c'est à dire supérieure à ce que votre équipement électrique va demander en fonctionnement. Comme pour le voltage, ce point est généralement précisé par le constructeur dudit équipement.

 

On peut ainsi lire ces 3 caractéristiques sur la batterie comme on le voit sur la figure ci-dessous.

 

 



J'oubliais un petit détail. Comme on le voit sur l'image précédente, on a aussi une notion de cellules en série (ce qui donne le voltage de la batterie) mais aussi une notion de cellule en parallèle (ce qui donne l'intensité du courant). La figure ci-dessous montre une batterie de 7,4 V et de 5000 mAh, composée de 2 éléments de 3,7V et 5000 mAh en série. On peut obtenir les mêmes caractéristiques avec 2 cellules de 3,7 V mais de 25000 mAh, montées en série, branchées en parallèle à 2 autres cellules en série. Si les cellules avaient été de 5000mAh, on aurait obtenu une batterie à 10.000 mAh ! L'intérêt de monter des éléments en série est donc de pouvoir obtenir des voltages importants, tandis que le montage en parallèle procurera des capacités plus importantes.

 

 

Maintenant que les caractéristiques d"une batterie LiPo n'ont plus de secret pour vous, nous pouvons passer au vif de notre sujet, à savoir comment charger et entretenir sa batterie LiPo.

 

Charger une batterie LiPo

Dans une batterie lithium-polymère, chaque cellule a une tension nominale de 3,7 V :

  • Une cellule bien chargée a une tension supérieure à 4,1 V (généralement 4,2 V mais pas au delà) ;

  • Une cellule à 3 V doit être rechargée ;

  • Une cellule sous 2,7 V est totalement déchargée ou en mauvais état et n'est souvent plus rechargeable.

 

La charge doit normalement être réalisée élément par élément, dans le cas d'éléments branchés en série. Elle se déroule en 2 étapes : on commence par charger à courant constant (en général 1 fois la Capacité, puis une fois la tension limite atteinte (généralement 4,2 V), on réduit l'intensité de charge pour assurer une tension constante. Quand l'intensité est devenu très faible (1/10ème à 1/15ème de la Capacité), le processus de charge s'arrête.

 

Dan les faits, la charge ne se fait pas éléments par éléments, mais est réalisé en série, grâce à un circuit appelé équilibreur qui contrôle le non-dépassement de la tension limite pour chacun des éléments. Pourquoi a-t-on besoin de cet équilibreur ? Et bien imaginons que vous branchiez votre batterie composée de plusieurs éléments à votre chargeur, sans équilibreur. Votre chargeur n'aura qu'une obsession, monter votre pack d'accumulateurs à la tension de charge complète soit 4.2v pour une seule cellule ou 12.6v pour 3 cellules. Si un des éléments est "plus faible" que les deux autres, il se "videra" plus vite (tension plus basse). A la recharge, les deux autres "prendront" un peu plus de tension (car partent de plus haut), mais la recharge stoppera quand la tension sera de 12,6V au total. Ce qui fait qu'à chaque cycle de recharge,  "l'écart" se creuse jusqu'à atteindre des valeurs critiques : vers le haut pour les éléments les plus forts, et vers le bas pour les éléments les plus faibles.

 

Prenons un exemple, ce sera plus parlant, avec une batterie de 11.1V (3 cellules), qui après une longue journée de jeu présente les voltages suivants :

  • Cellule 1 : 3.0V

  • Cellule 2 : 3.7V

  • Cellule 3 : 3.1V


Le chargeur lira la tension de la batterie : 3.1V + 3.6V + 3.1V =  9.8V


Si on n'utilise pas d'équilibreur, on charge avec une quantité égale d'électricité chaque cellule jusqu'à obtenir 12.6V et on se retrouve donc avec les valeurs suivantes :

  • Cellule 1 : 4.0V

  • Cellule 2 : 4.5V

  • Cellule 3 : 4.1V

 

On a atteint le seuil critique de 4,5V pour la cellule 2 ! Il faut donc veiller à ce que les éléments soient tous à la même tension, et c'est le rôle de l'équilibreur.

 

Comme vous pouvez le constater, la charge d'une batterie LiPo n'est pas un processus simple. Il vaut donc mieux utiliser un bon chargeur de batterie plutôt qu'un chargeur pas cher qui abimera trop rapidement vos chères (dans tous les sens du terme) batteries.

 

Les chargeurs de batterie

Évidemment, il existe quantité de chargeurs de qualité. Et mon propos n'est pas de vous faire un panorama de tout ce qui existe. Je vais donc prendre ici 'exemple d'un bon chargeur professionnel et qui a l'avantage de n'être pas très cher, je veux parler du fameux SKYRC imax B6 mini. Il ne coûte en effet que 40 €, auxquels il faudra néanmoins rajouter le prix de l'alimentation car il est livré sans, et de quelques câbles et connectiques assorties pour brancher votre batterie, soit une vingtaine d'euros en plus. Mais avec cela, vous pourrez charger/décharger les types de batteries les plus courants, Plomb, NiCd, NiMh, Li-ion, LiPo, etc et d'équilibrer les batteries Lithium (de 1 à 6 cellules). Le imax B6 mini peut être raccordé à un PC pour visualiser les données de charge et mettre à jour le firmware du chargeur (il faut utiliser l'application Charge Master pour les 2 fonctions). Encore plus ! Le B6 Mini a une fonction voltmètre et il peut calculer la résistance interne des batteries.


Ce petit chargeur a quelques défauts ; le manuel qui vient avec est relativement succinct. Il vous explique comment naviguer dans les différents écrans permettant de paramétrer votre charge en fonction de votre batterie, mais il n'explique à aucun moment les significations de ces paramètres. Il faut donc se débrouiller par soi-même. Il a également été victime de son succès : beaucoup de mauvaises copies de ce chargeurs circulent en toute impunité : la plupart des commerçants qui distribuent ces copies restent d'ailleurs dans l'ambiguïté puisqu'ils n'affichent pas clairement qu'il s'agit d'une copie. Mais si vous leur posez la question, ils finissent par vous avouer l'origine de leur batterie. Bref, il faut faire attention à ce que vous achetez et à quel prix.

 

Le câble de sortie par défaut est fourni avec un embout en T (prise Dean Large). SkyRC fournit tout un tas d'adaptateurs pour passer de la prise en T à un format qui convient à la batterie, mais manque de pot, ne fournit aucun adaptateur Tamiya, que ce soit large ou mini. Il faut donc s'en procurer par ailleurs. La photo ci-dessous montre une batterie LiPo avec prise Dean large raccordée au chargeur et à la prise d'équilibrage.

 

 

Il faut d'abord apprivoiser le système de menu, assez frustre mais finalement simple, une fois qu'on a compris le principe. Le paramétrage du chargeur se fait en effet via des menus et des sous-menus. L'appareil comprend 4 boutons :

  • Le premier sert à faire défiler vers la gauche les menus principaux (quand est au 1er niveau donc),  ou à revenir au menu précédent (quand on est entré dans un sous-menu) ou à  stopper une charge

  • Le deuxième permet, dans un menu, de faire défiler vers la gauche les sous menus, ou de décrémenter les valeurs sélectionnées

  • Le troisième permet de faire défiler les menus et sous menus vers la droite, ou d'incrémenter les valeurs sélectionnées

  • Le dernier sert à entrer dans un menu ou un sous menu, et de sélectionner les valeurs à modifier.

 

Pour charger une batterie LiPo, il suffit de :

  1. Sélectionner le menu correspondant au type de batterie, en l'occurrence ici une LiPo

  2. Dans le menu correspondant à ce type de batterie :

    1. Sélectionner l'intensité du courant. Nous avons vu qu'une batterie LiPo se chargeait communément entre 1 et 3C, C étant sa capacité, exprimé en mAh. Pour une première charge, il vaut mieux se contenter d'un courant de 1C. Si votre batterie a une capacité de 1500 mAh, réglez votre courant de charge sur 1,5A. Par la suite, vous pourrez monter à des courants de 4,5A (3C), notamment en mode charge rapide.

    2. Sélectionner ensuite le voltage de la batterie à charger (ou le nombre de cellules montées en série). C'est assez facile, c'est écrit sur la batterie. Une 7,4 V correspond à 2 cellules en série. Il faut donc valider 2 cellules.

  3. Déclenchez ensuite la charge. Le chargeur vérifie les données saisies (notamment le nombre de cellule) et vous demandera de corriger s'il détecte une valeur différente de celle que vous avez saisie.

  4. Le imax B6 mini signale la fin de la charge par un bip. Il vous faudra alors simplement débrancher votre batterie.

  5. Laisser au moins 30 mn entre deux charges, si jamais cela vous prend de vouloir recharger tout de suite.

 

NB 1 : Avant de charger votre batterie LiPo, assurez-vous que cette dernière ne se soit pas dans un état critique (Voltage inférieur à 2,7 V). Si c'était le cas, il vaut mieux neutraliser votre batterie (voir plus bas) plutôt que de risquer un accident en tentant de la charger. Pour cela, branchez votre batterie (y compris le cordon d'équilibrage de charge). Puis naviguez dans les menus principaux jusqu'au menu "BATT METER". Entrez dans le menu pour déclencher la mesure.

 

NB 2 : Il existe une minuterie de sécurité, qui permet de limiter la durée de la charge, à l'issue de laquelle le chargeur imax B6 mini coupera de lui-même la charge en cours. Elle est par défaut réglée à 120 mn (2 heures), ce qui peut parfois être trop court, surtout quand votre batterie est à plat. Pour changer cette minuterie, il suffit de naviguer dans les menus principaux jusqu'à "SYSTEM SETTING". Le premier item de ce menu est le "Safety Timer", qu'il suffit de modifier si 2 heures ne suffisaient pas.

 

Pour charger une batterie Ni-Mh, on suit globalement la même procédure sauf qu'il n'y a pas de notion d'équilibrage. On charge tout bêtement tous les éléments.

  1. Sélectionner le menu correspondant au type de batterie, en l'occurrence ici une Ni-Mh

  2. Dans le menu correspondant à ce type de batterie : sélectionner l'intensité du courant en mode auto(matiqe). En mode auto, le chargeur détectera de lui-même les conditions de la batterie à charger et s'adaptera en conséquence. Il suffit simplement de fixer l'intensité du courant maximale. Une batterie Ni-Mh se charge communément à 1C, C étant sa capacité, exprimé en mAh. Si votre batterie a une capacité de 1500 mAh, réglez votre courant de charge maximal sur 1,5A.

  3. Déclenchez ensuite la charge, qui s'arrêtera automatiquement. Il vous faudra alors débrancher votre batterie.

 

NB 1 : Pour une batterie LiPo, la charge s'arrête quand la tension maximale est devenue stable. Pour une Ni-Mh (ou Ni-Cd), le chargeur travaille avec ce qu'on appelle le "Delta Peak". Sans entrer dans de sombres détails techniques, le chargeur mesure le voltage de la batterie tout en envoyant des impulsions de courants, et mesure la voltage également entre ces impulsions, puis fait la différence. Si elle est inférieur au Delta Peak donné, le chargeur considère la batterie comme chargée. Il est possible de modifier le Delta Peak des Ni-Mh à partir du menu "SYSTEM SETTING". Il est de 4 mV par cellule, et on peut le faire varier de 5 à 15 mV par cellule. Par défaut le Delta Peak est donc au minimum et c'est normalement comme cela que vous obtenez la meilleure sensibilité de détection de fin de charge.

 

NB 2 : une batterie Ni-Mh est composée de plusieurs cellules, et si elles ne sont pas équilibrées en capacité, alors le signal de fin de charge sera brouillé par les cellules chargées. Pour équilibrer les cellules, on charge et décharge donc les cellules plusieurs fois dans ce qu'on appelle des cycles. Et comme les NiMH supportent parfaitement les petites surcharges (inférieurs à 1C/10), les autres cellules pourront êtres équilibrées lors de la fin de charge.

 

Stocker vos batteries LiPo

Si vous prévoyez de ne pas utiliser vos accumulateurs LiPo durant une longue période, rangez-les chargés à 40-50% de leur capacité. Assurez-vous de d'équilibrer vos accumulateurs au moins une fois par mois car les laisser inactifs durant une période prolongée peut les déséquilibrer sérieusement et les rendre inutilisables. La température de stockage devra être comprise entre 5 et 50 °C. La batterie pourra alors être conservée en état de marche pendant plusieurs mois.

 

Neutraliser vos batteries LiPo

Il arrive qu'une batterie LiPo gonfle et devienne inutilisable. Elles gonflent lorsque l'on a chargé de manière trop importante un élément (avec un courant trop fort genre 4 ou 5C), ou dépassé le voltage maximal d'un élément, mais aussi lorsqu'on a trop tiré sur la batterie et qu'elle s'est totalement déchargée. Il faut alors la neutraliser avant de la recycler ou la jeter.

 

  • La décharger avec la fonction décharge de votre chargeur

  • Faites ainsi chuter la tension jusqu’à 2.5 v.

  • Surveillez la température pendant la décharge ! Si elle monte trop et devient brulante (l'imax B6 mini possède une sonde de températures en option, sinon touchez du doigt), laissez refroidir

  • Une fois les 2.5 v atteints

  • Préparez un récipient en plastique (ou dans tout autre matériau non conducteur) contenant assez d’eau pour recouvrir la lipo quand vous la plongerez dedans

  • Ajoutez du sel

  • Diluez le sel au maximum

  • Laissez tremper 24H puis vérifiez la tension qui a normalement du tomber à zéro grâce à ce procédé. Sinon retour dans le bain.

  • Recyclez-la dans un bac approprié, un bac de collecte de piles par exemple.

 

Avec toutes ces informations, vous n'avez maintenant plus aucune excuse pour mettre vos batteries dans le rouge...

 

 


08/01/2017
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Regonfler un pneu de vélo : une question de valve

 

Les beaux jours reviennent : il est grand temps de ressortir nos deux-roues, motorisés ou pas, du garage où ils prennent la poussière et de profiter du grand air. Mais avant de s'élancer, il vaut mieux graisser les chaînes et redonner un petit coup de pompe à nos chers cycles. La pression des pneus, c'est important. Des pneus trop peu gonflés vous obligeront à fournir de plus gros efforts pour avancer, vous faisant penser que vous avez vraiment forcé sur le chocolat cet hiver...A contrario, des pneus trop gonflés amortiront moins les obstacles, adhéreront moins à la piste et freineront moins bien, vous faisant penser que vous avez vraiment abusé des cookies cet hiver. Enfin, quoiqu'il arrive, vous avez probablement abusé.

 

Alors pour ne pas rester en rade, voici de quoi vous regonfler un peu.

 

1 - Les 4 valves

En ce qui concerne le vélo, il existe trois principaux types de valves sur le marché : les valves Presta (ou valve française), les valves Schrader et les valves Dunlop. Et pour chacune d'elles, il y a un petit truc à appliquer avant de brancher la pompe, que ce soit pour la débloquer ou pour la remettre en état. Il est donc important de connaître à quelle valve on a affaire. Mais déjà les questions se bousculent dans votre tête : pourquoi diantre avoir inventé des valves différentes, et comment fait-on pour les reconnaitre ?

 

Et bien, disons que chaque valve a ses avantages et ses inconvénients. On privilégiera donc une valve plutôt qu'une autre, suivant son type de vélo et son utilisation.

 

 

La valve Dunlop ou valve anglaise, ou encore valve allemande, valve Blitz ou Woods (du nom de son inventeur) se trouve surtout sur les vélos néerlandais, anglais et germaniques. Mais aussi au Danemak, au Japon, en Inde et au Pakistan... Elle est progressivement abandonnée en Europe et on en trouve donc rarement dans nos contrées, même si elle reste très répandue en Asie.

 

Comme la Shrader, la Dunlop est robuste car d'un diamètre de 8,5 mm, et possède un noyau facilement démontable. Mais son principale avantage est qu’il est impossible de dégonfler le pneu sans dévisser la partie extérieure. On peut donc obtenir de grosses pressions (6 à 7 bars contre 2 à 3 bars pour une Presta).

 

Mais elle possède quelques gros défauts : Il n’est pas possible de mesurer la pression sur une valve Dunlop traditionnelle. Les chambres à air à valves Dunlop sont aussi difficiles à gonfler même si les améliorations apportées au mécanisme de valve rendent aujourd’hui les choses plus faciles. Il faut parfois pomper fort pour décoller le caoutchouc de la chambre à air. Le montage d’une chambre à air avec valve Dunlop est aussi un peu plus long car il faut enlever le mécanisme de valve et l’écrou de serrage pour faire passer la valve à travers le perçage de la jante.

 

 

La valve Presta ou valve française, ou encore valve sclaverand est plus fine que les autres valves (6,5 mm au lieu de 8,5). C'est à ça qu'on la reconnait. Les plus de la valve française ? Son petit diamètre permet d’avoir un plus petit trou dans la jante de la roue, ce qui convient particulièrement aux jantes étroites des vélos de course et les VTT haut de gamme, qui sont ainsi moins fragilisés. La valve Presta est aussi plus légère que ses concurrentes d’environ 4 à 5 grammes. Elle s'ouvre et se ferme manuellement grâce à une petite molette de blocage, située au sommet de la tige filetée, au lieu d’un ressort comme sur les autres valves. Elles facilitent du  coup le pompage car il n'est pas nécessaire de vaincre la résistance du ressort à chaque coup de pompe. Enfin, elle possède un écrou à son pied (comme la Dunlop) qui permet de bloquer la valve sur la jante de la route, ce qui l'empêchera de s'enfoncer et de crever le pneu ou la chambre à air.

Les moins de la valve Presta ? La petite molette doit être dévissée, mais pas complètement, et il faut la débloquer en appuyant dessus, pour pouvoir gonfler la chambre à air, procédure qui pourra se révéler problématique pour un utilisateur non averti. La tige filetée qui supporte la molette est très mince et risque de plier lors de la mise en place ou de l’enlèvement de la pompe (ce qui m'est d'ailleurs déjà arrivé). Elle est donc légèrement plus difficile à utiliser.

 

 

La valve Schrader, ou valve automobile, est plus robuste (car d'un diamètre de 8,5 mm comme la Dunlop), universellement utilisée (notamment dans l'automobile, ce qui n'est pas le moindre de ses avantages), et possède un noyau facilement démontable. Sa fermeture à ressort la rend simple à utiliser en station service car il suffit simplement d’y enclencher le gonfleur et d'appuyer sur le bouton. Elle peut également se gonfler au moyen d’une pompe vélo classique.

Mais elle nécessite, vous l'aurez deviné, un plus gros trou dans la jante, ce qui...fragilise la roue (c'est bien, il y en a qui suivent). Et son ressort...la rend plus difficile à gonfler que la Presta. Il est aussi obligatoire de refermer la valve avec un bouchon car les risques d’obstruction (boue, graviers…) sont non négligeables. Le mécanisme à ressort de la valve peut également se gripper. Enfin, si l’obus n’est pas bien serré, la roue se dégonflera plus rapidement et comme la valve est assez courte, elle peut s’enfoncer lors du gonflage, ce qui n’est pas pratique, vous en conviendrez.

 

La valve Regina, ou valve italienne se trouve essentiellement en Italie. A part cela, c'est une copie de la valve française, avec les mêmes avantages et inconvénients...

 

 


Sachez enfin que même si vous avez une valve Dunlop ou Presta, il existe des adaptateurs permettant de la transformer en valve Schrader, et ainsi la gonfler simplement. L'adaptateur se visse sur la valve Presta/Dunlop et permet de gonfler le pneu avec un embout Schrader, embout que l'on retrouve sur la majorité des pompes et aux stations services. C’est aussi ce type d’adaptateur qu’on retrouve en général sur les raccords flexibles pour pompe de vélo. Pendant longtemps, je m'étais demandé à quoi servaient ces mystérieux embouts, et puis j'ai eu des valves Presta, et j'ai compris...

 

Tant qu'à parler d'adaptateur, sachez aussi qu'il existe des adaptateurs coudés pour valve schrader. Ces derniers forment un angle à 90° et se montent directement sur la valve, ce qui permet de brancher ensuite facilement l'embout de la pompe, sans être gêné par les branches ou rayons des roues.

 

 

2- Le coup de pompe

Pour gonfler ses pneus, il vaut mieux utiliser une pompe munie d'un manomètre, indiquant la pression du pneu. La pression que supporte un pneu est indiquée sur son flanc; au-delà de la pression indiquée, il risque d'éclater. En vieillissant, un pneu se fendille et supporte moins de pression. Il faudra alors songer à le remplacer.


Il existe de multiples type de pompes, ne serait-ce que pour s'adapter aux valves schrader ou Presta. Mais on trouve aussi des pompes à fort ou faible rendement, à pied ou à main, avec ou sans manomètre. Il existe aussi des pompes universelles, qui s'adaptent simplement à tous les types de valves, y compris les Dunlop.

 

L'idéal est donc de disposer d'une grande pompe à pied à haut rendement, en métal de préférence, avec manomètre et embout universel, qu'on ne peut malheureusement pas transporter avec soi, et d'une pompe à main, toujours en métal de préférence, à faible rendement certes mais qui vous suivra partout et qui vous permettra de repartir en cas de crevaison.

 

 

 

3 - Déblocage et protection de la valve lors du gonflage

Avant de gonfler son pneu, il vaut mieux s'assurer que la valve n'est pas coincée. Surtout si vous n'avez pas gonflé votre pneu depuis un certain temps. Mais évidemment, tout dépend du type de valve dont votre vélo est équipé. Voici donc les petits trucs à faire pour chaque type de valve.

 

Pour débloquez une valve Presta, procédez comme suit :

 

  1. Enlevez le cache plastique (qui ne sert à rien sur une Presta)

  2. Dévissez le petit écrou vers le haut, sans toutefois le dévisser complètement. Si vous êtes arrivé au bout, refaites simplement un petit demi-tour.

  3. Appuyer sur la valve pour la débloquer : s'il y a de l'air dans le pneu, ça doit faire pschit !

 

Pour débloquer une valve Schrader, procédez comme suit :

 

  1. Enlevez le cache plastique (qui sert à protéger la valve de la poussière)

  2. Débloquer la valve en enfonçant la pointe qui se trouve à l'intérieur avec le doigt, ou avec une clé, ou avec le bouchon de valve retourné : s'il y a de l'air, ça doit faire pschit !

 

Pour débloquer une valve Dunlop, procédez comme suit :

 

  1. Enlever la cache plastique de la valve
  2. Vider la chambre à air en dévissant l'écrou, sinon la pression risque d'éjecter la valve au loin au moment du démontage

  3. Démonter la valve (dévissez simplement l'écrou jusqu'au bout) et vérifier l'état du petit tuyau de plastique souple qui recouvre sa base. Le tuyau doit recouvrir le petit trou de la valve. S'il est déchiré, sec, ou tombé dans la chambre à air, il faut en mettre un neuf. On peut parfois utiliser l'ancien en le retournant: l'important, c'est que le trou soit recouvert. 

 

La valve n’est pas indestructible. C’est au moment où vous gonfler votre pneu avec votre pompe qu’elle est la plus exposée. Afin de la garder le plus longtemps en bon état et la protéger, veillez à toujours la soutenir lors du gonflage en tenant fermement l’extrémité de la pompe qui est enclenchée dans la valve. De cette façon, en même temps que vous exercez une pression pour gonfler le pneu, vous pousserez contre votre main et non pas sur la valve qui peut se plier et se casser.

 

4 - La bonne pression


Plus un pneu est gonflé, plus la surface de contact du pneu avec la route est réduite : le pneu frotte donc peu sur la chaussée, ce qui augmente le rendement du pédalage. Mais, trop gonflé, le pneu devient si dur qu'il rebondit sur les aspérités du sol au lieu de les absorber. Ces soubresauts nuisent non seulement au confort mais ils gaspillent aussi l'énergie du cycliste ; ils engendrent finalement aussi une baisse de rendement. De surcroît, le vélo devient difficile à contrôler et freine moins bien, notamment sur route mouillée. La bonne pression est donc un optimum résultant d'un compromis entre le rendement du pédalage et le confort du cycliste. Elle dépend du type de pneu et du poids du cycliste.

 

 

Plus un pneu est étroit et fin (typiquement un pneu de vélo de course), moins il y a d'air à l'intérieur et plus sa pression optimale est élevée. A contrario, Plus il est large (typiquement un pneu de VTT) et plus il contient d'air, plus sa pression optimale sera basse.

 

Enfin, plus vous pesez lourd (décidément, vous avez vraiment abusé de tout cet hiver), plus le pneu devra être gonflé.

 

 

Vous voilà maintenant fin prêt à affronter les routes, qu'elles soient goudronnées ou faites d'un simple sentier en terre. Bon coup de pédale...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


01/05/2016
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Mise à la taille d'un bracelet de montre en métal

 

 

 

Généralement, quand on achète sa montre chez le bijoutier-horloger, ce dernier vous met le bracelet à la taille de votre poignet. Mais voilà, le commerce électronique se développant, il m'arrive d'acheter des montres - surtout pour mes jeunes enfants, nièces et neveux - sur Internet, et j'avoue avoir quelques scrupules à aller trouver un horloger pour lui demander de rétrécir le bracelet. Surtout que cela n'est pas très compliqué.

 

Voici une petite vidéo qui présente trois systèmes de fixations de bracelets, et donc trois méthodes de mise à la taille. Pour tout dire, c'est la seconde qui m'intéressait - les deux autres sont tellement simples qu'on se demande pourquoi il faudrait faire une vidéo.

 

 

 

Les outils

Il vous faut un chasse-goupilles, un petit marteau et idéalement un porte-chasse-goupilles (une petite boite de plastique qui permet de maintenir le bracelet pendant qu'on chasse la goupille). Si vous ne disposez pas de cet outil très spécifique, vous pouvez néanmoins utiliser une planchette de bois et de la mousse alvéolaire d'emballage (elle permet d'amortir les coups de marteau et de laisser sortir la goupille), ainsi que l'aide d'une tierce personne pour tenir le bracelet (vos propres mains seront occupées à tenir le marteau et le chasse-goupilles).

 

Le petit truc à savoir

Sur l'intérieur du bracelet en métal, on trouvera des flèches qui indique le sens de sortie de la goupille. Il suffit donc de placer le bracelet, la tête de la flêche vers le bas, et de chasser la goupille. Celle-ci est en effet fendue en deux et ouverte sur une extrémité. C'est cette forme qui permet à la goupille de se bloquer et de fixer le bracelet.

 

Quels outils et où les acheter

Si vous souhaitez vous équiper avec des outils de qualité, sans pour autant vous ruiner, voici quelques marques réputées. Il faut savoir que le marché actuel est inondé d'outils de fabrication chinoise, très bon marché mais qui ne vous serviront pas plus de deux à trois fois, le matériel se déformant ou cassant très rapidement. Si ce n'est pas cher et sans marque, c'est que c'est chinois. Il existe néanmoins des alternatives au tout chinois.

 

  • Bergeon : société suisse réputée et qui le fait payer cher. Pour ceux qui ont des montres de grandes valeurs (Rolex ou autres) et qui ne veulent pas les abimer par une simple rayure.

  • Horotec : autre marque suisse réputée, mais moins onéreuse que la première

  • Beco Technic : marque allemande, bien moins chère que ses homologues suisses

  • A*F : maison fondée par le suisse Albert Froidevaux, d'où son nom réservé aux connaisseurs.

 

Vous pouvez acheter sur le site marchand du fabricant, comme Beco Technic par exemple, qui revend aussi du Bergeon, mais la plupart du temps il vous faudra passer par un distributeur ou votre boutique préférée, si vous avez la chance d'en avoir une à proximité (le Comptoir Breton D'Horlogerie à Rennes, l'Atelier du Bracelet Parisien à Paris, Dury et Fils à Lyon par exemple), ou encore votre horloger, qui peut commander pour vous chez son distributeur.

 

Il vous reste aussi la possibilité de passer par Internet, et là quelques sites importants se distinguent (au jour d'aujourd'hui évidemment).

 

  • Venus Distribution

  • Ebay : catégorie Bijoux, montres > Montres > Pièces, outils, guides. Vous trouverez de tout, du neuf comme de l'occasion à de très bons prix. Venus Diffusion et ses partenaires sont sur ce site également. Attention toutefois aux vendeurs de Hong-Kong vous proposant du Bergeon à prix cassé. C'est souvent du faux.

  • [Edit de juin 2018] Esprit Nato : une boutique spécialisée dans les bracelets de montre mais qui vend aussi des outils d'horlogerie de bonne qualité. Un excellent site que je vous recommande.

 

Certains peuvent aussi vous recommander le site allemand Outils Horloger, mais ce site a du bon comme du mauvais, je ne m'y risquerai donc pas. Préférez-lui le site anglais de Cousins UK

 


09/02/2016
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